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Le vin libanais, symbole de la générosité
de la Nature au Liban et
de l'hospitalité du peuple libanais

Le vin libanais à l’honneur en Suisse
Le vin du Liban ne cesse de faire parler de lui. Déjà bien présent en force lors de la 33e édition de la London international wine fair de 2012, l’une des plus importantes foires vinicoles au monde, le vin libanais a été choisi par Arvinis, le salon suisse des vins du monde, comme hôte d’honneur pour son édition de 2013.

Arvinis est un salon international dédié au vin, à sa culture, son élevage, sa distribution, sa dégustation et sa promotion. L’événement est organisé chaque année dans la ville de Morges, une commune suisse du canton de Vaud. En 2012, le salon a accueilli plus de 20.000 amateurs de vin, qui ont pu goûter plus de 2.500 vins de tous les continents.

C’est le 23 octobre dernier, que les organisateurs d’Arvinis ont révélé quelques détails du programme de la prochaine édition qui aura lieu du 17 au 22 avril 2013.

"Arvinis se réjouit de faire découvrir à ses visiteurs un invité original dont le vignoble se caractérise à la fois par une histoire millénaire et par un développement dynamique", indique un communiqué publié sur le site du salon helvétique. "Considéré comme l’un des berceaux de la vigne et du vin, le Liban cultivait déjà la vigne il y a près de 5.000 ans. Durant l’Antiquité, les vins de ce qui était alors la Phénicie s’exportaient dans une grande partie du bassin méditerranéen et jusqu’en Chine", poursuit le document.

Principalement centré autour de la vallée de la Békaa, le vignoble libanais affiche aujourd’hui une superficie de quelque 27.000 hectares, dont près de 3.000 utilisés pour la production de raisin de cuve. Parmi les cépages les plus courants, on trouve le Cabernet Sauvignon, le Cinsault, la Grenache, la Syrah, le Merlot et le Carignan en rouge, tandis que dans les blancs dominent Sauvignon Blanc et Viognier. Néanmoins, à côté de ces plants internationaux, des spécialités autochtones comme l’Obaïdeh et le Merwah provoquent un intérêt croissant, précise le texte.

Pour sa prochaine édition, le salon helvétique a voulu montrer toute la diversité du vin libanais : Arvinis a profité de la réputation internationale des grands châteaux comme Ksara et Kefraya, pour mettre en exergue d’autres domaines, moins célèbres à travers le monde.

C’est Antoine Hobeika, un importateur de vin libanais basé en Suisse, qui a convaincu ces domaines de faire le déplacement.

Malgré la crise économique et l'insécurité qui frappe le Liban, l'industrie vinicole du pays continue à progresser. En 2011, environ 2 millions de bouteilles ont été exportées, selon l'Union viticole du Liban (UVL). Au total, environ 6 à 8 millions de bouteilles ont été vendues.

Et pour la première fois cette année, un vin libanais certifié "Fairtrade" a été exporté au Japon. Il s'agit du Coteaux Les Cèdres du Liban 2009, un vin rouge produit par la coopérative vinicole d'Héliopolis.

Enfin, en avril 2012, rappelons qu'a a été publié le "Guide Zawaq des vins du Liban" (Éditions Le Commerce du Levant et Tamyras), un ouvrage bilingue français/anglais pour tout savoir sur tous les vins libanais.



Le vin libanais en pleine effervescence avec plus de 7 millions de bouteilles produites.
>> En savoir plus...


L’AOC et le vin au Liban, un secteur bien réglementé
Zahlé, capitale de la bekaa, au coeur des vignobles du Liban
Le Liban a adhéré à l’OIV (Office international de la vigne et du vin) le 4/10/1995 à l’initiative des principaux producteurs de vins. En 2001, l’Office devint organisation internationale, le Liban signa le traité de ratification pour la loi n° 651 du 4 février 2005.
En fait, cette adhésion revêt une importance capitale pour le secteur vitivinicole libanais. L’OIV étant un organisme intergouvernemental, il se préoccupe notamment d’indiquer à ses membres les mesures permettant de tenir compte des préoccupations des producteurs, des consommateurs et surtout de contribuer à l’harmonisation internationale des pratiques et normes afin d’améliorer les conditions d’élaboration et de commercialisation des produits vitivinicoles, et à la prise en compte des intérêts des consommateurs. Or contribuer à l’harmonisation et à l’adaptation des réglementations par ses membres concerne forcément le sommaire de l’AOC permettant d’évaluer les caractéristiques propres des différentes qualités de vin.
Robert Tinlot, directeur général de cet organisme, participa activement à l’élaboration d’une loi régissant le secteur vitivinicole. Le chantier juridique en collaboration avec le ministère de l’Agriculture dirigé à l’époque par feu Me Chaouki Fakhouri aboutit à l’élaboration d’une loi moderne (loi n° 216 du 30 mai 2000) ; les dispositions de cette loi concernent les cépages, les modes de conduite de la vigne, la vinification avec tous les détails techniques et scientifiques, mais également l’AOC (appellation d’origine contrôlée). En effet, l’article 12 définit l’AOC comme suit : l’AOC désigne la région géographique de la production ou l’aire définie par le nom. « Bénéficie de l’AOC le vin dont les caractéristiques sont liées à l’origine des raisins de vinification et à la région géographique reconnue comprenant les facteurs naturels et humains. »
Cependant, le législateur ne s’est pas contenté de donner cette définition stricte et internationalement adoptée, il l’a complétée par l’article suivant stipulant qu’ « en attendant l’accomplissement du cadastre agricole, la division administrative au niveau du mohafazat sera adoptée comme base de définition pour l’AOC ». La délimitation géographique officiellement reconnue est donc née.
Quant aux conditions d’obtention du certificat d’AOC, elles seront définies par arrêté du ministre de l’Agriculture sur proposition de l’Institut national de la vigne et du vin.
Je signale ici avec fierté que l’Union vinicole du Liban (Association des producteurs de vin libanais créée en 1997) a joué un rôle essentiel auprès des instances gouvernementales, qui a permis à cet institut de voir le jour par décret n° 596 en date du 1er août 2007. L’article 5 alinéas 7 et 8 du décret définissent clairement la délimitation géographique ainsi que le contrôle des vins bénéficiant de l’AOC.
Il serait bon de noter ici que le projet de loi sur les IG (Indications géographiques portant sur les produits agroalimentaires), décret n° 573 du 27/7/2007, reconnaît dans ses articles 5 et 25 la spécificité du vin et se réfère à la loi n° 216 régissant le secteur vitivinicole pour l’application de ce texte de loi qui gère l’ensemble des secteurs agroalimentaires et artisanaux soumis à l’AOC.
J’invite donc toute personne intéressée à se référer à ce cadre juridique bien étoffé et qui a été patiemment construit et mis en place dans l’intérêt de la filière ainsi que des consommateurs, et de contribuer à sa mise en application dans les meilleures conditions. D’ailleurs les AOC connaissent actuellement une profonde refonte notamment en France et depuis le 1er juillet 2007 chaque AOC a d’ores et déjà son ODG (Organisme de défense et de gestion qui assure désormais les missions d’intérêt général des appellations.
Au Liban, une étude récemment présentée par M. Tinlot en collaboration avec Elcim et l’UVL émet des propositions intéressantes sur l’adoption d’une AOC Liban. L’INVV (Institut national de la vigne et du vin) est certes appelé à sa finalisation et sa mise en œuvre avec rigueur et pragmatisme, en préservant la spécificité des terroirs et des appellations au bénéfice du consommateur.
*
Zafer E. CHAOUI, vice-président de l’Union vinicole du Liban, et PDG de Château Ksara.


Automne 2007
LibanVision salue la naissance d'un site de commerce en ligne exclusivement dédié aux vins libanais avec pour le lancement une offre spéciale pour le Clos St Thomas


Akbia
un portail local intéressant sur les vins libanais qui permet de prendre conscience de l'étendue et du développement du terroir viticole
Le Club Grappe organise des WE de découverte
BUT: Déguster les vins libanais et visiter toutes les caves, les domaines et les vignerons libanais (Destiné aux intellectuels, passionnés du vin, couples et familles...)
Programme de la formation
JOUR 1 . Rassemblement et Depart du Sodeco Square a 10H . Arrivée au Clos de Cana + Cours D’Initiation sur le Vin Libanais . Déjeuner / Clos de Cana (Visite + Seance de Dégustation) . Arrivée à St THOMAS + Visite des caves + Seance de Dégustation . Arrivée à Château NAKAD + Visite + Seance de Dégustation . Retour à l’hôtel Massabki - Chtaura (une nuit dans un Hôtel 5*) + Dîner + Session et degustation de Cigare et Cognac. + Surprise Dans les Chambres !!
JOUR 2 . Petit Déjeuner à l'hôtel Massabki . Arrivée à Château KSARA + Visite des caves + Dégustation des vins Ksara . Arrivée à Château WARDY + Visite des caves+Dégustation . Arrivée à MASSAYA + Visite des caves + Dégustation + Déjeuner . Arrivée à KOROUM KEFRAYA + Visite des caves + Dégustation . Arrivee DOMAINE DES TOURELLES + Visite des caves + Dégustation . Arrivee au Sodeco Scare a 6h
Date et Prix de la formation
Date: prendre contact avec l'organisation
Le prix total du WE: 160$ / personne dans une chambre double 140$ / personne
PRIX SPECIAL POUR LES FEMMES !!
et pour les groupes de 6 personnes et plus.

Le prix de la prestation comprend pour chaque participant:
1- Le support pédagogique+un dossier des accords des mets avec les vins.
2- 25 genres de vins libanais à déguster (17 vins rouges et blancs, 8 vins rosés)
3- 2 déjeuners, 1 dîner et 2 petits déjeuners
4- 1 nuit dans un hôtel 5 étoiles (Massabki à Chtoura)
5- 2 bouteilles de vin Fakra, le vin des dieux vous sera offert.
6- Un Certificat d'Initiation à la Dégustation + un CD photos
7- Frais de transport climatisé pour les deux jours
8- Frais du Guide, visites et frais du Formateur et Responsable de la formation
Club Grappe Rue Al Bassatine / Ain Saade / Metn Cellulaire: 961 3 611603 /
Site Web: www.clubgrappe.com / E-mail: ck@clubgrappe.com


Vinexpo2005:
présence remarquée de cinq producteurs libanais


>>> notre reportage à Bordeaux

cliquez sur la photo...


Automne 2004
Les vins libanais se taillent une réputation méritée,

Le vin libanais, gorgé de soleil, à la conquête des marchés mondiaux
BEYROUTH, 12 oct (AFP) - Gorgé de soleil et exporté depuis les Phéniciens, le vin du Liban se répand dans le monde grâce au dynamisme des propriétaires qui étendent leurs vignobles et définissent des stratégies pour gagner de lucratifs marchés extérieurs et satisfaire la clientèle locale. "Les faits parlent d'eux-mêmes: Il y a 50 ans, le Liban comptait trois fabricants de vin. Aujourd'hui, il y en a quinze", affirme Serge Hochar, président de l'Union Vinicole du Liban (UVL). "Les viticulteurs libanais produisent entre six et huit millions de bouteilles par an, dont 2 M sont exportés. Nous voulons poursuivre cette croissance", explique M. Hochar, s'exprimant en marge du premier festival vinicole libanais Vinifest, une manifestation annuelle de promotion qui s'est tenue à la Marina Joseph-Khoury de Dbayé.
"La production est évaluée à environ 25 M USD et les exportations à 8 M. En 1996, on exportait pour environ 3 M USD", précise-t-il. Les vignobles fleurissent dans la vallée fertile de la Bekaa, à environ 1000 mètres d'altitude, au pied du Mont-Liban. Des oenologues français y travaillent souvent s'aidant d'un matériel ultra-moderne importé. Un havre pour les miliciens durant la guerre civile (1975-1990), la Bekaa est devenue depuis la fin du conflit, un passage obligé pour les touristes qui viennent en nombre visiter les domaines et goûter aux nouveaux cépages, avant de poursuivre leur route vers Baalbeck, qui abrite le temple de Bacchus, dieu romain du vin. "Le vin est une très ancienne tradition au Liban. Les Phéniciens étaient les premiers marchands de vin", explique Nagib Moutran, du domaine Château Kefraya, une des deux grandes maisons avec Château Ksara. Kefraya produit 1,5 million de bouteilles dont 40% sont destinées à l'exportation, essentiellement vers l'Europe et les Etats-Unis. "La viticulture est un marché en pleine essor au Liban, un pays connu pour les plaisirs de la vie nocturne.
Même en France, les vins libanais vendent bien, ce qui montre la grande qualité de nos produits", se félicite M. Moutran. Pour Elie Issa, directeur général du Domaine de Tourelles, le marché du vin au Liban commence même "à gagner du terrain sur celui de l'arak", la boisson anisée locale. "C'est notre première année d'exportation, et nous voulons augmenter notre production qui est actuellement de 30.000 bouteilles par an", indique cet homme d'affaires qui, en 2000, a acheté avec des partenaires ce domaine des descendants de Pierre Louis Brun, le fondateur français de cette propriété vinicole établie en 1868. A quoi le vin du Liban doit-il son succès ? La Bekaa produit d'excellents vins grâce essentiellement à un climat continental et l'absence de maladies, "ce qui nous donne un vin presque organique", estime Charles Ghostine, qui dirige Château Ksara, un domaine fondé par les Jésuites en 1857. "Mais surtout, le Liban bénéficie de 300 jours de soleil par an, ce qui nous donne d'excellents vins et raisins. Nous avons entre 16 et 17 types de raisins, et de superbes cépages", remarque-t-il.

De fait, tous les types de vins sont produits au Liban. Selon Ramez Saliba, responsable des ventes de Ksara, "les vins libanais gagnent beaucoup de récompenses internationales. Pour la saison 2003-2004, 99% des produits Ksara ont gagné des médailles et des récompenses". Les bouteilles Ksara sont stockées dans un labyrinthe de caves naturelles de plus de 2 km de long, aménagées au temps des romains. Ksara produit environ 2,5 millions de bouteilles de vins par an, dont quelque 900.000 sont exportées. "Nous exportons partout, mais à la base nous cherchons à atteindre l'importante communauté libanaise à l'étranger", estimée à plus de 12 millions de personnes, soit trois fois la population locale, selon M. Saliba. "Nous avons besoin d'exporter car le marché libanais est restreint du fait que certaines populations et régions ne boivent pas d'alcool", explique-t-il. "Nous respectons leur droit et ils respectent le notre de boire. C'est cela la beauté du Liban", conclut-il.

Une forme d'Ecotourisme au Liban:
la Route des Vins libanais


Rejoignez la Route du Vin libanais

avec le


Viticulture et Paysages libanais ont l’honneur du cinéma

Mai 2004- Chaque année, depuis 11 ans, le Festival International Oenovidéo récompense les meilleurs films et documentaires relatifs à la Vigne et au Vin. Le cru 2004 a proposé la compétition en images des 29 films nominés représentant les meilleures réalisations 2003/2004, sélectionnés parmi 63 présentés. Le Grand Jury Oenovidéo présidé par Jean Jacques Bernard, le Jury des Prix OIV présidé par Son Excellence Frantisek Lipka et les Jurys partenaires ont décerné les Trophées et Prix à 12 réalisations. 63 films représentant 9 pays, 6 chaînes de télévision étaient en compétition. Les Prix 2004 seront remis officiellement le 23 septembre 2004 dans le cadre d'une soirée parisienne.
« La Route des vins du Liban »,une présentation rigoureuse et passionnante du vignoble et des vins Libanais, s’est trouvée doublement récompensée, d’une part par un «Cep d’or», la plus haute récompense décerné par le Jury, d’autre part par un trophé de
l’Organisation Internationale de la vigne et du vin

La route des vins: le Liban
Produit :
en 2003 par Jean-Pierre Bailly
Réalisation :
Jean-Louis André Durée: 52 mn
Trophée Cep d'Or Oenovidéo
Trophée Promotion des Ventes
Prix OIV
(Organisation International de la Vigne et du Vin)
Valorisation des produits de la Vigne

Présentation du film :

Le film sur le Liban s'insère dans la série des films de 52 minutes de « La route des vins ».
Il fait suite à 45 films déjà réalisés autour du monde et dont l'objet est de montrer les hommes et les femmes du vin et, d'une façon plus générale, la place de la vigne et du vin dans la culture d'un pays ou d'une région et son lien avec l'histoire. On s'attachera donc à rappeler l'histoire de la vigne et du vin mais aussi à évoquer l'activité contemporaine de ce secteur, quelle soit purement viticole ou œnologique ou gastronomique et même touristique. Le vin est au centre de la vie des pays viticoles. Malgré une production confidentielle, actuellement 80 000 hl, sur de nombreux marchés, le Liban s'est fait connaître comme étant un pays producteur de vins de très grande qualité. Berceau de notre civilisation vinicole, il fait preuve d'une remarquable aptitude à la survie au fil de son histoire terriblement mouvementée. Le Liban, c'est huit mille ans de cultures accumulées. Déguster un vin du Liban, c'est faire un pèlerinage aux sources de l'Histoire de l'humanité. De la préhistoire à l'époque ottomane, toutes les grandes cultures de la méditerranée ont laissé leur empreinte sur ce petit territoire au carrefour de trois continents : l'Europe, l'Asie et l'Afrique. Les Phéniciens installés dans cette partie du pourtour méditerranéen sont issus des Cananéens. Ils développèrent, non seulement dans leur propre pays une culture originale mais ils la diffusèrent dans de multiples comptoirs, jusque sur les rives de l'Atlantique où ils portèrent la vigne et l'art de faire le vin. La civilisation phénicienne installée sur cette terre 3 500 ans avant J.C. fut précédée d'autres civilisations dont on trouve des traces à Byblos. Entre le XIIIe et le XIIe siècle l'alphabet apparaît dans l'écriture phénicienne. Tombés sous le pouvoir romain en 64 av J.C., et considérés comme de véritables citoyens, ils vénéraient Bacchus qui bénéficia à Baalbek du plus grand temple de l'époque et dont le prestige ne s'est pas effacé de nos jours. Très tôt centre de développement chrétien, la Phénicie fournit de nombreux martyrs. La conquête islamique au VIIe siècle, puis le retour des Byzantins furent autant de faits qui marquèrent la culture de la vigne et la production de vin. Les croisés à leur tour soumirent le pays pendant deux siècles. La domination ottomane qui suivit et se poursuivit jusqu'en 1920 laissa une autonomie intellectuelle qui permit aux Églises chrétiennes de jouer un rôle éducatif important. La vigne et le vin ne furent jamais en péril pendant cette période. Néanmoins, c'est sous le protectorat français à partir de 1920 que la viticulture commerciale fut relancée. La connotation culturelle doit être présente dans toues les séquences tant il est important de comprendre ce qu'est ce petit pays de 3,5 millions d'habitants enclavé entre la Syrie et Israël. Sur le plan strictement vitivinicole, 12 entreprises se partagent la production. Elles se sont réunies récemment dans l'Union vinicole, association qui s'est donnée pour mission de mettre en place une structure interprofessionnelle pour gérer harmonieusement le développement de cette activité.

clubgrappe.com
Reveillon découverte du 31 Décembre 1er Janvier 2004

Programme spécial et sortie de 2 jours

BUT:
Déguster les vins libanais et visiter toutes les caves, les domaines et les vignerons libanais
Information auprès du Club Grappe
Rue Al Bassatine / Ain Saade / Metn

Cellulaire: 961 3 611603 / Tel: 961 4 871421 / Fax: 961 1 217799

Site Web: www.clubgrappe.com
E-mail: ck@clubgrappe.com

XII ème édition du Salon Biennal Vinexpo 2003
Dans le cadre de « Vinexpo », un des plus prestigieux Salons vinicoles du monde, qui se déroule la dernière semaine de Juin à Bordeaux, Robert Moughanni, fondateur de la société DWS*, a organisé le Mardi 24 Juin, dans les salons de la Chambre de commerce de la ville, un cocktail où le vin libanais Massaya fut servi avec les mets les plus aptes à sa dégustation.
Des hors-d’œuvres et plats libanais ont été servis en accompagnement à des convives avertis et commentés par des spécialistes libanais et bordelais.

Spécial présence libanaise à VINEXPO 2003

Forte présence des vins libanais cette année à Vinexpo, avec en tête de nos ambassadeurs, bien sûr, Ksara et Kefraya habitués de ce type de manifestation. mais aussi d'autres noms, connus pour leur qualité, mais jusqu'alors moins tournés vers l'exterieur, du château Nakad qui se présente comme le plus ancien du Liban, jusqu'à Cave Kouroum, dernière création de la viticulture libanaise, en passant par le Clos Saint Thomas, dont les visiteurs ont particulièrement apprécié la gentillesse, la compétence et le dynamisme de leur équipe commerciale.
Une absence remarquée? sans doute celle de Musar qui s'est déjà taillé en début d'année une jolie campagne de presse avec son référencement chez Lavinia, la grande surface franco-espagnole.

La plupart des vins libanais, regroupés dans des stands contigues, forment une sorte de carré autour du drapeau marqué du Cèdre. Quelques allées plus loin, la cave de Kouroum aligne un stand, très visible, qui frappe par son importance tandis qu'à deux pas, le Château Fakra s'épanouït au milieu de son partenaire argentin et d'un vin de Bandol, l'appellation en vogue proche de Saint Tropez.

De nos envoyés spéciaux à Bordeaux D & JP Dubarry

* DWS, société basée en Région parisienne, est spécialisée dans l'importation et la distribution en France de vins et arak libanais; ses domaines préférés sont le Kouroum Kefraya, Clos St Thomas et Massaya.


Tourisme domestique au Liban:
un circuit à découvrir ou redécouvrir dans la Békaa


Les établissements scolaires et universitaires ont fermé leurs portes. Les examens de fin d’année sont terminés et l’heure des grandes vacances a sonné. Comme chaque année, un même problème se pose aux pères et aux mères de famille : comment meubler le temps libre et organiser les loisirs des enfants ? D’une manière plus générale, comment un groupe d’amis pourrait-il passer des moments agréables le temps d’un week-end ou d’une journée dominicale ? Pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un voyage d’agrément à l’étranger, les régions libanaises offrent – on a souvent tendance à l’oublier – un large éventail de possibilités pour passer du bon temps en famille ou avec un groupe d’amis. Le tourisme interne est très répandu dans les pays occidentaux mais il est relégué aux oubliettes au Liban. À partir d’aujourd’hui, nous lui consacrerons, dans les colonnes de L’Orient-Le Jour, une rubrique hebdomadaire. Chaque vendredi, et pendant une bonne partie de l’été, nous présenterons à nos lecteurs un circuit de promenades dans une région du pays. Nous évoquerons le cachet de cette région, son environnement, les sites à visiter, les commodités disponibles (hôtels, restaurants...), les attractions offertes et quelques détails pratiques pour faciliter la visite et la randonnée. Nous favoriserons surtout dans ce cadre les régions périphériques du pays, généralement peu connues des Libanais du centre...

Un sanctuaire de la Vierge, un bois préservé, une ferme magnifique et un lac artificiel
Un havre de paix au cœur de la Békaa : le couvent des pères jésuites de Taanayel

Lieu d’histoire, de religion, de retraite spirituelle, d’élevage, d’agriculture et de beauté, le couvent des pères jésuites de Taanayel est un havre de paix niché au cœur de la Békaa, une propriété qui vaut le détour et qui comporte une église et un sanctuaire de la Vierge, lieux de pèlerinage pour les fidèles de différentes confessions, une ferme réputée, un lac artificiel et un bois préservé. Sans oublier qu’on peut repartir avec des produits laitiers réputés pour leur qualité, fabriqués dans le couvent même, et s’en aller découvrir non loin de là les villes de Anjar et de Zahlé, et les superbes vignobles de la région. À une heure à peine de Beyrouth (grâce à la nouvelle autoroute), le couvent des pères jésuites se trouve sur le chemin qui mène à Anjar, auquel on accède par Chtaura. À l’entrée, on remarque tout de suite la très belle église construite en 1906, une paroisse latine tenant lieu parfois de paroisse secondaire pour les différents rites orientaux, à proximité de laquelle se dressent des cèdres centenaires. Le couvent est situé juste à côté. La petite histoire de ce couvent est marquée par le sang. Après le meurtre de six pères jésuites à Zahlé et à Deir el-Qamar durant les événements sanglants de 1860, une parcelle de terrain à Taanayel, appartenant à l’État français, a été concédée comme compensation aux jésuites, et restera à leur disposition tant qu’il y aura l’un d’eux au Liban. La seconde parcelle de l’actuelle propriété du couvent à Taanayel appartient à la Compagnie de Jésus. Des marécages qui recouvraient ce lieu autrefois, les jésuites ont fait un vrai coin de paradis, effectuant de grands travaux dès 1871, drainant l’eau et plantant des milliers d’arbres, notamment des peupliers, pour absorber l’excès de liquide. Le père Paul Brouwers, rencontré au couvent de Taanayel, précise cependant que la terre est extrêmement fertile, bien que difficile à entretenir parce que très humide en hiver et très sèche en été. Le passage d’une rivière, aujourd’hui polluée, sur deux kilomètres dans le domaine, ne facilite pas les choses non plus. Cette rivière provient des deux cours d’eau de Chtaura et de Jalala, qui se rencontrent à 50 mètres du couvent, et charrie bien souvent du gravat. La nature bien particulière du site dégage une impression de beauté aussi bien sauvage qu’arrangée qui se découpe sur un fond clair de majestueuses montagnes arides. Un lac artificiel a été aménagé au centre du territoire, constituant un milieu aquatique riche en végétation. Plus loin, un bois ancien a été préservé, alors que d’autres parcelles ont été réservées à l’agriculture. Des sentiers boisés et ombragés invitent à la promenade. Quant à la végétation du domaine, elle est extrêmement riche : comme arbres, on trouve des platanes, des séquoias, des peupliers, des cèdres, des saules, des frênes... On peut observer notamment de beaux rosiers de Phénicie, ainsi que de nombreuses espèces de plantes. Il faut noter cependant que les tournées dans le domaine ne sont pas autorisées en week-end. Ceux qui souhaiteraient explorer cette belle propriété en semaine devraient obtenir un laissez-passer du couvent avant d’être admis sur les lieux. Par contre, la ferme est ouverte au public même en fin de semaine. Les enfants sont généralement ravis de découvrir les animaux, notamment les vaches, les paons, les pintades, les oiseaux de la volière. Ils peuvent expérimenter la vie d’une ferme le temps d’une journée. La ferme du couvent des pères jésuites de Taanayel est une destination privilégiée pour les écoles. Après une promenade agréable, il est possible de faire ses achats au couvent. Dans la ferme, qui compte 160 têtes de bovins, sont fabriqués des fromages et autres produits laitiers de qualité, sans additifs d’aucune sorte : lait, yaourt, labné... Le couvent est doté de tout le matériel nécessaire pour la fabrication et la conservation des fromages, notamment les goudas hollandais, certains d’un âge vénérable (c’est pratiquement le seul fromage qui se consomme vieux). Pour les connaisseurs, il est conseillé d’essayer le gouda au cumin. Ces produits portent la marque « Laiterie du couvent de Taanayel », un nom souvent plagié par ailleurs. Dans la boutique du couvent sont également vendus des produits qui proviennent de producteurs de l’extérieur du domaine, mais qui sont sélectionnés pour leur qualité.

Un lieu de retraite spirituelle Au niveau de l’agriculture, le couvent privilégie les vignes, les arbres fruitiers et le fourrage, dont le maïs et le blé, duquel on extrait la paille, si utile pour l’élevage. Le père Brouwers insiste sur la vocation éducative du couvent en matière agricole : non seulement la faculté d’agronomie de l’Université Saint-Joseph se trouve à quelques mètres de la propriété, et ses étudiants peuvent profiter de la ferme et observer son fonctionnement, mais des sessions de formation pour agriculteurs sont également organisées sur les lieux. « Nous suivons de près l’évolution en matière d’élevage des vaches laitières, explique le père Brouwers. Pour être en mesure de nous adapter au changement mondial en termes d’élevage, nous sommes en contact avec des organismes spécialisés en France et en Hollande. » Toutefois, quand on parle du couvent des pères jésuites de Taanayel, il ne faut pas oublier qu’il s’agit traditionnellement d’un lieu d’accueil, de rencontres et de retraite spirituelle. L’hospitalité des pères aidant, le domaine est recherché pour les rencontres à caractère religieux et social durant les week-ends, organisées, bien sûr, après les contacts nécessaires et l’obtention d’une autorisation. Il existe aussi près du couvent un endroit très fréquenté des visiteurs, toutes confessions confondues : un sanctuaire dédié à la Sainte Vierge, précédé d’une belle allée boisée. Il s’agit d’un endroit tranquille qui respire la spiritualité. La statue de la Vierge attire beaucoup de monde, notamment de nombreux groupes d’écoliers, durant le mois de Marie. Spiritualité, découverte de la nature et achat de produits sains, une visite au couvent jésuite de Taanayel combine tout cela. Sans compter qu’il s’agit là d’une sortie idéale pour tous les membres de la famille dans un site d’une beauté attachante, qui fait depuis longtemps partie du patrimoine de la Békaa.

De Anjar l’omeyyade à Zahlé, « Aarouss al-Biqaa », une exploration tout en douceur

Si, après avoir passé une matinée au couvent des pères jésuites de Taanayel, vous désirez poursuivre votre journée et prendre un repas dans la Békaa, ou même dormir une nuit ou deux dans les environs, il faut savoir que plusieurs sites et villes intéressantes se trouvent à proximité. À commencer par Anjar, qui se situe à quelques kilomètres plus loin sur la même route. C’est dans cette région qu’on peut admirer les superbes ruines omeyyades, colonnes, thermes et palais. Ce site typiquement islamique se caractérise par l’utilisation de matériaux datant des époques hellénistique, romaine et byzantine. La ville omeyyade semble avoir été habitée une cinquantaine d’années seulement avant d’être rasée après l’avènement des Abbassides. L’entrée au site archéologique coûte environ 6000 livres libanaises par personne. À Anjar, on trouve par ailleurs des restaurants servant, pour la plupart, à prix moyens, une cuisine traditionnelle ainsi que des truites, élevées sur place. Une autre possibilité est de se diriger vers la capitale de la Békaa, la belle ville de Zahlé. Du couvent de Taanayel, il faudra revenir vers Chtaura puis prendre la bifurcation de Zahlé. Dans cette ville qu’on a surnommée « Aarouss al-Biqaa » (la mariée de la Békaa), les restaurants qui peuplent les rives du Berdawni sont réputés non seulement pour leur nourriture mais aussi pour leur atmosphère agréable. En effet, on prend son repas au son des ruisseaux et dans le frais, parmi les arbres, pour un prix moyen de 20 à 25 dollars par personne. On trouve également, à proximité des cafés, des endroits de jeux pour les enfants. À la sortie, on peut déguster des douceurs traditionnelles. Si une journée dans la Békaa ne vous suffit pas et que vous désirez passer une nuit ou deux dans cette région, plusieurs hôtels célèbres et offrant des services de qualité peuvent vous accueillir. À Zahlé même, le Grand Hôtel Kadri, un bâtiment de cent ans d’âge qui fait pratiquement partie du patrimoine de la ville, met à la disposition de ses clients 105 chambres rénovées (deux de leurs murs gardent leur aspect ancien), pour des prix variant entre 80 et 280 dollars (pour les suites), et quatre restaurants (sans compter qu’il est à quelques minutes de marche du Berdawni). D’autres hôtels peuvent être trouvés à Chtaura, non loin de là. Le Park Hotel existe depuis 1960 et a connu le passage de nombreuses célébrités. Fermé et endommagé durant la guerre, il a été rénové en 1988 et accueille aujourd’hui les clients dans ses 75 chambres, à un prix variant entre 75 et 300 dollars (pour les suites). Il n’est qu’à sept kilomètres de Zahlé et à 40 de Beyrouth. Le second hôtel de Chtaura a lui aussi un passé riche. L’Hôtel Massabki, aujourd’hui rénové, a une façade rose très caractéristique. Il n’est pas exagéré de dire que cet établissement est la mémoire du pays, tant il renferme des secrets politiques. Actuellement, on peut y voir des portraits en noir et blanc de célébrités ayant fréquenté les lieux en des temps révolus. L’hôtel offre aux clients une ambiance agréable et un cachet très spécial, notamment avec ses 18 000 mètres carrés de forêt à l’arrière du bâtiment. Ses prix varient entre 100 dollars (pour la chambre simple), 125 dollars (pour la chambre double) et 250 dollars (pour une grande suite). Il y a toutefois des possibilités de réduction des prix pour les clients qui y résident plusieurs nuits. Enfin, il ne faut pas oublier non plus que Chtaura est réputée pour ses laiteries, et qu’on y mange des sandwiches de labné ou de fromage délicieux...

Enfin...Sur la route des vins, pour une dégustation bien méritée

Que peut-on faire de plus dans la Békaa ? Mais visiter les vignobles et les caves bien sûr. Plusieurs d’entre eux se trouvent non loin du couvent des pères jésuites de Taanayel. On peut citer les caves millénaires de Ksara, non loin de l’entrée de Zahlé. L’exploitation appartenait aux jésuites à partir de 1860 et jusqu’en 1973, date à laquelle elle a été vendue à des particuliers. C’est en 1906 que les prêtres découvrent tout à fait par hasard des caves vieilles de 2000 ans, creusées dans la roche au temps des Romains. Elles constituent aujourd’hui, avec le vin, la principale attraction touristique de la maison. À Taanayel se trouve également la maison Massaya, qui offre aux visiteurs une tournée de ses vignobles ainsi que des repas traditionnels et l’incontournable dégustation. Le domaine Wardy se trouve également non loin de là, avec sa belle bâtisse rehaussée de vieilles pierres. Les maisons Nakad, à la longue histoire de famille, Clos Saint-Thomas, avec sa chapelle dédiée à ce saint, Kefraya, avec son fameux terroir, et Héritage, avec ses méthodes traditionnelles, sont tous situés dans la plaine de la Békaa. Vous pouvez vous y rendre par vos propres moyens ou emprunter la route des vins, avec ses formules de week-end ou de semaine entière, en contactant Kurban Tours, le tour opérateur officiel de la route des vins, au 01/613660 ou au 01/611125.
À signaler que seul le domaine de Château Musar se trouve à l’extérieur de la Békaa

Avec le concours de

édition du 17 Juillet 2003


Conférences dégustations au Liban.
La société ENOTECA a invité Jean-Marc Quarin pour une série de conférences sur les vins de Bordeaux. Monsieur Quarin a dégusté les vins des trois principaux domaines Ksara, Musar et Kefraya. Cette dernière propriété s’appuie sur les compétences de Monsieur Ribero qui a longtemps travaillé à Sociando-Mallet. Le fleuron de Kefraya “Comte de M” pourrait s’affirmer, dans les prochains millésimes, comme un des vins les plus complets du Liban s’il sait allier puissance et nuance. Sa notoriété empiéterait sur celle des vins de Musar (belles réussites en 1972, 1978, 1983 ) d’un style très différent, moins riches et à mi-chemin entre le goût d’un Bourgogne et d’un Bordeaux. Ce dernier vin offre un goût plus propice à plaire au marché anglais (note surannée) qu’au marché américain, toujours très sensible à la performance (ici, il s’agit de la concentration tanique). Les voyageurs amateurs d’histoire ne manqueront pas le magnifique site de Balbeck où Bacchus et son temple triomphent du temps, bien mieux que n’importe quelle bouteille.

www.enoteca.com.lb


Un projet de vacances d'écotourisme au Liban?



Présentoir Ksara-Massaya au Salon Vinexpo 2003 à Bordeaux.


Stand Fakra à Vinexpo 2003.

 

La Revue du Vin de France
a consacré un article sur
"la Résurrection des vins de la Bekaa"
dans son numéro de Mars 2004

 

Les vins libanais en pleine mutation
Les viticulteurs libanais ont engagé un combat pour améliorer la qualité de leurs vins, entamée durant la guerre : ils plantent des cépages nobles et font appel à des oenologues français. A la tête de cette révolution, deux maisons, Ksara, fondée par les pères jésuites en 1857, aujourd'hui copropriété d'hommes d'affaires chrétiens et musulmans sunnites, et Kefraya, créée en 1979, propriété aux deux tiers du seigneur druze Walid Joumblatt. Dès la fin de la guerre (1975-1990), elles commencent par étendre leurs vignobles plantés sur une terre argilo-calcaire dans le sud de la riche vallée de la Békaa, à 1.000 m d'altitude, aux pieds de la chaîne du mont Liban. La superficie du vignoble libanais est estimée à 800 ha. En 1993, Ksara (55 hectares), puis Kefraya (57 ha) deux ans plus tard, décident d'arracher les cépages traditionnels de la Méditerranée (cinsaut, grenache et carignan, aramon, clairette) et les remplacent progressivement par des cépages nobles : cabernet sauvignon, syrah, merlot, chardonnay, mouvèdre.
Ksara s'approvisionne aussi chez de petits viticulteurs. Contre l'achat garanti de leur récolte pendant 20 ans, elle leur fournit des plants importés, certifiés exempts de maladies, ainsi qu'une assistance technique sur leurs 202 ha. «Pendant la guerre, le vin libanais était en chute libre. Aujourd'hui, nous faisons de très bons produits grâce à la plantation de cépages», explique James Plagé, oenologue bordelais chez Ksara depuis cinq ans. Pour Jean-Michel Ferrandez, confrère bordelais qui travaille depuis trois ans pour Kefraya, «le Liban a pris du retard dans la révolution qualitative du vin qui a eu lieu en Europe dans les années 80 et s'est traduite notamment par l'abandon du cinsaut, courant ici».
Ksara et Kefraya ont également effectué de gros investissements techniques, cuves en inox pour remplacer le béton, barriques en chêne, chaînes de mises en bouteilles, dépôts frigorifiques. Désormais les fermentations se font séparément, par cépage et par terroir, et les oenologues disposent de laboratoires ultramodernes pour surveiller la la maturité du vignoble et le processus de vinification. S'ils utilisent les mêmes techniques qu'en France, MM. Plagé et Ferrandez estiment toutefois qu'en raison de la chaleur durant les vendanges (fin août à fin octobre), il faut être «suréquipé en froid» au Liban.
Le raisin mûrit dans un climat constant - pas de pluviométrie pendant cinq mois - sans être irrigué et «donne toujours du bon vin, voire du très bon vin comme cette année, mais jamais de mauvais», disent-ils. Selon eux, la remontée de la qualité du vin libanais, qui titre 13,5°, la rénovation de son habillage et un meilleur marketing ont favorisé son exportation, en France notamment. Signe de cette mutation, le vice-président de l'Institut national français des appellations d'origine (INAO), M. René Renou, a récemment examiné au Liban la possibilité de créer une appellation d'origine contrôlée (AOC) pour le vin et l'arak, la boisson anisée nationale.
Les producteurs de vins libanais offrent une gamme complète : vins rouges, de purs cépages ou d'assemblages, grandes cuvées et châteaux style bordeaux, vins de style côtes du Rhône, vins ordinaires, vin nouveau (Kefraya), blancs secs ou doux et rosés.Depuis 1998, un certain nombre de nouveaux domaines ont d'ailleurs vu le jour avec la même exigence de qualité que leurs ainés
.

Faisons donc le tour des propriétaires...



Le tour des Domaines...

Château Ksara, des caves millénaires

Le domaine et le vin ne sont plus à présenter, tant ils attirent de visiteurs et d’amateurs chaque année. Château Ksara est le fruit d’une expérience plus que centenaire, et d’un effort continu de modernisation. Situé dans la plaine de la Békaa, non loin de Zahlé, l’endroit abritait jadis un couvent jésuite fondé en 1857. Le premier vin qui y a été produit était donc destiné à la messe et à la consommation. Mais un concours de circonstances a conduit à un agrandissement du domaine : en 1860, les jésuites ont fait l’acquisition d’une terre de 240 hectares à Taanayel, pour y fonder un couvent. Elle sera plantée de vignes. En 1906, par pur hasard, les prêtres découvrent, au-dessous du couvent de Ksara, des caves vieilles de deux mille ans creusées dans la roche au temps des Romains. Ces précieux dédales font aujourd’hui la gloire de la maison, et abritent les fûts de vin. Plus tard, le vin à la renommée grandissante est commercialisé. En 1973, à l’issue du Concile Vatican II qui a interdit aux ordres religieux de posséder des entreprises commerciales, les jésuites vendent le domaine qui devient société anonyme. Aux touristes de la route des vins comme à ses propres visiteurs, Ksara offre une tournée de ses célèbres caves et, s’ils le désirent, une visite des chais. Un documentaire sur la maison est visionné. La boutique comporte un élément innovateur : un tableau avec les cartes de visite des distributeurs dans les nombreux pays où le vin est exporté. Le touriste, de retour chez lui, peut ainsi retrouver, s’il le veut, le vin Ksara.



Kefraya, la beauté du terroir


Le circuit sur lequel se trouve le fameux domaine de Kefraya dans le cadre de la route des vins est bien particulier, puisqu’on accède au vignoble juste après une visite à la réserve naturelle des Cèdres du Chouf. La beauté du domaine fait écho, dans l’esprit du visiteur, à celle de la forêt. Kefraya se caractérise en effet par son terroir exceptionnel, ses vignobles qui s’étirent à l’infini, son excellent climat à une altitude de 1000 mètres. Les qualités de ce terroir satisfont autant l’œil (ils attirent un grand nombre de visiteurs chaque année) que le palais, puisque le raisin produit donne depuis 23 ans de grands vins. Les premières vignes plantées à Kefraya n’étaient pas destinées à l’œnologie, mais à la consommation immédiate. Le PDG de la compagnie, Michel de Bustros, raconte que l’idée d’en faire du vin a germé dans son esprit quand le volume de production s’est avéré trop important. Le projet a pris forme pour la première fois en 1978. L’histoire du vignoble de Kefraya est aussi un exemple de continuité. Ni trois ans d’occupation israélienne ni les nombreux événements sanglants qui ont secoué le pays n’ont découragé M. de Bustros de produire, chaque année, son vin, avec une régularité inébranlable. «Quand la route était coupée, j’accédais au domaine en me rendant de Beyrouth à Saïda par la mer, pour ensuite gagner Kefraya par la route», raconte-t-il. Un déjeuner à la carte est prévu à Kefraya dans le cadre de la route des vins, avec dégustation gracieuse et visite des caves.

Vin Nakad,
une affaire de famille

Bassam Nakad, l’un des quatre frères propriétaires de la cave qui porte le nom de leur famille, se reconnaît comme le digne héritier de son père, Joseph, qui a fondé sa cave en 1923. L’histoire des Nakad, qui habitent le village de Jdita (Békaa), n’était pas unique en ce temps-là. Bien au contraire, les foyers libanais cultivaient souvent leur vigne, produisaient leur vin et même leur arak, s’il leur arrivait de posséder un alambic. « Au temps du Mandat, les troupes françaises ont recouru à des producteurs locaux pour assurer du vin à leurs soldats », raconte M. Nakad. « C’est alors que mon père a transformé son hobby en profession, vendant son vin aux soldats, comme beaucoup d’autres. Mais son produit s’est distingué par sa qualité. C’était alors le seul vin qui atteignait le désert de Syrie sans que son goût ne soit altéré, nonobstant les variations de climat et le mauvais état des transports. » C’est ainsi que Joseph Nakad a reçu de l’armée française un certificat le récompensant pour la qualité de son vin. Ce document, ses héritiers auraient bien aimé le garder précieusement, s’il n’avait pas été détruit le jour où la demeure familiale a été atteinte d’un obus durant les événements. Aujourd’hui, le vin Château Nakad est une affaire de continuité et de quête continue du progrès. De nouveaux cépages comme le cabernet sauvignon, par exemple, servent de base au vin depuis six ans.

Massaya :
« La qualité avant la quantité »

Le nom signifie «Crépuscules», et a donné sa couleur bleue à l’arak qui a précédé le vin, commercialisé depuis 1998. Massaya doit sa naissance à un souvenir d’enfance indélébile qui a taraudé deux frères en exil, des images de jours heureux coulés dans un domaine acquis par la famille dans les années 70 à Taanayel (Békaa). En 1994, Sami Ghosn, suivi de son frère Ramzi, retourne au bercail pour exploiter la propriété familiale, longtemps abandonnée du fait de la guerre, en se lançant dans la fabrication d’arak et d’autres produits traditionnels. La production vinicole n’est intervenue que plus tard, par un partenariat avec d’éminents experts et producteurs français de Saint-Emilion et de Châteauneuf du Pape, qui ont apporté leur expertise aux niveaux du vignoble, de la fabrication, de la fermentation et du marketing. « Notre objectif n’est pas de produire en quantité, mais de distribuer notre vin dans les endroits-clés du monde », explique M. Ghosn, précisant que son produit est à 70% exporté grâce, notamment, au partenariat avec les Français et à une distribution confiée à des professionnels du vin. Dans le cadre de ses beaux vignobles, Massaya offre aux visiteurs des journées agréables et culturelles : outre la tournée du territoire et des caves, l’entreprise propose un excellent repas de mets traditionnels à un prix jugé abordable par les propriétaires (un déjeuner compris dans la route des vins), et une visite de son potager biologique avec une ère de jeux pour enfants. Avec l’incontournable dégustation. Le vin rouge, rosé et blanc, et l’arak n’étant pas les seules spécialités de Massaya, la maison vend aussi de l’huile d’olive extravierge et le miel Nay.

La percée des vins Libanais en France:
un reportage du Commerce du Levant

Quand on pense Liban,
on pense bien sûr à l'Arak...

Une fiche technique avec
La gamme El Massaya 150 cl, 75 cl, 50 cl, 35 cl, 20 cl, 4 cl




Hôtel «Massabki»,
une longue histoire


facade de l'hôtel récemment rénové

Les murs de l’hôtel Massabki (Chtaura, Békaa), bien que récemment rénovés, ne peuvent oublier qu’ils ont tout vu, tout entendu. Ils renferment tant de secrets politiques du pays qu’ils en sont devenus, en quelque sorte, la mémoire. Sans oublier qu’ils ont également témoigné de la violence des combats. Aujourd’hui, les clients de l’hôtel trouvent dans les vieux portraits en noir et blanc affichés sur les murs un brin de l’histoire de l’établissement. C’est à l’hôtel Massabki que les participants à la route du vin passeront leur nuit dans la Békaa. « Nous essayons de conférer à l’hôtel un cadre plus familial que commercial, une atmosphère conviviale, un service personnalisé », nous explique Béchara Serhal, propriétaire. L’établissement possède 18 000 mètres carrés de forêts à l’arrière, qu’on ne perçoit pas à première vue. Une autre de ses caractéristiques: le climat exceptionnel de la région dans laquelle il est situé. Ce n’est pas pour rien que sa première vocation, quand il ne comprenait que dix à douze chambres, était d’accueillir des asthmatiques venus se soigner ! Pour M. Serhal, la route des vins contribuerait à faire connaître la Békaa autrement, «une plaine si riche en histoire, mais si peu exploitée touristiquement, négligée par l’État ».
L'Hôtel Massabki est partenaire du Circuit touristique de la Route des Vins Libanais.



Le Clos de Cana, nouveau venu sur le marché du vin libanais


Un nouveau nom, le Clos de Cana, a fait irruption il y a quelques mois sur le marché du vin libanais. Mais avec un itinéraire différent des autres crus, que ce soit par la plantation ou le système de production.
Le Clos de Cana est issu de vignobles montagnards, au niveau de Ras el-Harf (près de Bhamdoun).
Par rapport aux autres terroirs, originaires de la plaine de la Békaa, il se distingue par sa typicité, sa texture. Cette différence provient, paraît-il, de la rétention hydrique plutôt moindre dans ce vignoble, ainsi que par les 300 jours d`exposition solaire annuelle. Autre particularité : derrière cette ambitieuse activité vinicole, se cache en fait un projet de développement social et économique d`une région du Mont-Liban, relativement désertée par ses habitants. Instigateur de cette initiative en faveur du retour des déplacés, le Dr Fadi Gergès, dentiste de profession, a tenté l`expérience après une étude de faisabilité dans un secteur déjà fortement concurrentiel. Le système fonctionne de la façon suivante : la société vinicole livre gratuitement aux cultivateurs de la région les ceps. En contrepartie, elle leur achète la production au prix du marché, mais à condition de garder les terrains cultivés pendant plusieurs années. Un ingénieur agricole se charge en plus de surveiller, conseiller et donner des directives aux cultivateurs, pour assurer la qualité du processus. Quant au domaine proprement dit, il fonctionne conformément aux normes européennes et a recours à des œnologues et moyens techniques français, gardant toutefois une gestion purement libanaise.
L’investissement initial, dont les frais de construction et d’équipement, s’est élevé à environ 3 millions $ ;
des investissements purement personnels, mais alimentés aussi par des prêts bonifiés grâce à Kafalat et la Banque Européenne d’Investissement, avec un remboursement s’échelonnant sur une durée respective de 7 et 10 ans. Ce projet a également bénéficié de la participation de la Commission européenne, qui a consenti à fournir les cépages nobles au vignoble (sauvignon, cabernet, grenache, cinsault…). Car la majeure partie de la production est destinée aux consommateurs européens, américains et asiatiques et déjà le quart du premier stock a été écoulé sur les marchés étrangers depuis le lancement du produit, au mois de septembre dernier. Et les projets d`extension du vignoble ont déjà commencé, selon le Dr Gergès, laissant espérer une augmentation du nombre de bouteilles annuellement produites, qui devrait passer en l`espace de trois ans de
200 000 à 500 000.


 


Un projet d’écotourisme lancé par
l’Union vinicole du Liban:



Sur la route des vins libanais


Bacchus doit sourire du fond de son temple de Baalbeck. Le vin est de plus en plus à l’honneur au Liban, notamment dans cette plaine de la Békaa où les raisins gorgés de soleil ont fourni de si bonnes cuvées depuis des millénaires. Un projet d’écotourisme baptisé « La route des vins libanais » a vu le jour depuis peu, et propose aux touristes étrangers autant que libanais une tournée des caves locales accompagnée de visites aux principaux sites archéologiques et naturels. L’initiative est à mettre au crédit de l’Union vinicole du Liban (UVL), une association qui regroupe les huit principaux vignobles du Liban : Château Ksara, Château Musar, Château Kefraya, Massaya, Clos St Thomas, Héritage et Château Nakad. Comme de nombreuses routes du vin dans d’autres pays producteurs, ces tournées donneront aux amateurs la chance de visiter les caves, dont certaines sont exceptionnelles, de s’informer sur la fabrication, de déguster des crus libanais, de s’approvisionner en vins et, surtout, de se familiariser avec toute une culture. Pour organiser ce projet, l’UVL s’est associée à plusieurs grands hôtels et à l’agence de voyage Kurban Tours. Pour les touristes étrangers, un tour organisé de cinq jours a été prévu. Ils sont accueillis le premier jour au poste de contrôle des passeports de l’AIB puis emmenés à Beyrouth où ils dînent et passent la nuit à l’hôtel Phoenicia Inter-Continental. Le lendemain, ils se rendent au Chouf où une visite guidée au palais de Beiteddine les attend, ainsi qu’un tour à la réserve naturelle des Cèdres du Chouf. Le déjeuner a lieu dans le domaine de Kefraya, suivi d’une visite des caves de celui-ci, ainsi que de celles de Clos St Thomas, Nakad et Héritage, avec une nuitée à l’hôtel Massabki à Chtaura

Avec le concours de


édition du 16 Août 2002

Le lendemain, les touristes pourront visiter les caves de Ksara, Wardy et Massaya, où ils dégusteront également des mets traditionnels au déjeuner. L’après-midi sera culturel, avec des visites guidées aux sites de Anjar et de Baalbeck. Le groupe remontera ensuite à Ouyoun el-Simane où il passera la nuit à l’hôtel Mzaar Inter-Continental. Au matin du quatrième jour, les voyageurs pourront admirer la grotte de Jeita et la ville historique de Byblos. Après un déjeuner au Belhorizon Country Club, ils auront le loisir de visiter la cave de Château Musar. Le dîner sera également à Jbeil, à Bab el-Mina, avec une nuitée à l’hôtel Byblos-sur-Mer. Ce package coûte, en pension complète, 540 dollars par personne (410 dollars en demi-pension), et comprend la location d’une voiture privée avec chauffeur, droits d’entrée et frais de guide dans les sites, un logement dans des chambres doubles, les repas, toutes les taxes, tous les frais de services et de pourboires dans les hôtels et restaurants. Des tournées plus courtes sont prévues pour les Libanais, les résidents ou les voyageurs qui passent un séjour au Liban. Un week-end à 190 dollars en pension complète (125 dollars en demi-pension) prévoit la visite de Beiteddine, Barouk, Kefraya, Clos St Thomas, Nakad et Héritage le premier jour, et de Ksara, Wardy, Anjar, Massaya, Baalbeck le second jour, avec nuitée au Massabki. Une autre formule de trois jours existe également, avec une visite supplémentaire à Byblos, Jeita et Musar le troisième jour, pour 315 dollars en pension complète (240 en demi-pension). Pour plus d’informations, il faudrait contacter Kurban Tours. Bref, une route des vins qui vous fera sans nul doute oublier tous vos soucis. Ou presque, puisqu’il vous restera le souci de rentrer sobre à la maison !
Suzanne BAAKLINI


Le tour des Domaines -suite...-

Saint Thomas veille sur son clos

Des vignobles perchés à mille mètres d’altitude sur le versant est du Mont-Liban, une salle de dégustation délicieusement décorée, une chapelle dédiée au saint du lieu… le domaine Clos St Thomas possède un charme certain. Le vin est l’un des derniers nés au Liban, puisqu’il n’a été commercialisé qu’en 1999, mais il n’en est pas moins le fruit de la longue expérience du fondateur de la maison, Saïd Touma. Et la réalisation d’un vieux rêve pour celui qui a longtemps travaillé dans l’arak. Aujourd’hui, toute la famille est de la partie. Micheline et Nathalie Touma, les filles du propriétaire, nous expliquent que les cépages qui ont servi à la production du jeune vin proviennent de France. Dans le cadre de la route des vins, elles proposent une visite de la cave creusée dans la roche et des vignobles, ainsi qu’une dégustation. Elles insistent sur l’aspect pédagogique de la visite, apprenant volontiers aux invités les techniques de dégustation qu’elles tiennent elles-mêmes de leur père. Le vignoble compte sur la qualité de son vin mais aussi… sur la protection de St Thomas. La chapelle qui lui est dédiée est très belle, creusée à même la roche, et mérite le détour. Outre la route des vins, le Clos St Thomas reçoit aussi ses propres visiteurs. La maison organise, sur demande, des soirées et des barbecues.

Château Musar :
hors de la Békaa, un vin particulier

De toutes les grandes caves à visiter dans le cadre de la route des vins, celle de Château Musar est la seule à ne pas se trouver dans la Békaa (bien que ses vignobles y soient situés), mais à Ghazir, dans le Kesrouan. Une particularité de plus pour ce grand vin apprécié dans le monde entier pour son goût caractéristique. En mai dernier, il faisait encore l’objet d’un article élogieux du Washington Post, à l’occasion de sa réintroduction définitive sur le marché américain. Le quotidien mettait l’accent sur le goût atypique de ce vin et sur sa faculté à bien vieillir. Interrogé sur la particularité de son vin, le propriétaire, Serge Hochar, évoque une « philosophie de production à l’ancienne, utilisant les connaissances modernes mais pas la technologie ». Château Musar, qui a été fondé en 1930 par Gaston Hochar, possède également une société de distribution en Angleterre. Du fait de leur éloignement de la route touristique, les caves de Château Musar sont ouvertes sur rendez-vous, et leur visite est optionnelle dans la route des vins (elle est surtout incluse dans la formule des cinq jours). Aux visiteurs, la maison offre une tournée des chais et des très belles caves creusées dans la roche, où les vins sont stockés et vieillis avant d’être mis sur le marché. Avec la traditionnelle dégustation, bien sûr.

>>> Le Musar à l'honneur à Paris...


Domaine Wardy,
la modernité alliée à la tradition

C’est initialement la passion du vin qui a poussé Sélim Wardy, PDG de la société Solifed, à se lancer dans la production vinicole. Et aussi parce que c’est une expansion naturelle du marché de l’arak dont l’entreprise familiale possède quatre marques connues. Le vin Wardy a fait son entrée sur les marchés libanais et internationaux il y a trois ans et demi. Notre innovation consiste à avoir présenté au public une gamme de vins monocépages (fabriqués à partir d’un genre de raisin) », explique M. Wardy. « C’est la raison pour laquelle notre produit a été tant apprécié. » Aux visiteurs de la route des vins, la maison Wardy propose une traditionnelle tournée des chais et des explications sur le processus de fabrication et de conservation du vin (pressoir, cuves de fermentation…). Ils pourront également découvrir les belles caves souterraines et céder au plaisir de la dégustation. S’ils le veulent, ils ont la possibilité de se rendre aux vignobles. Mais, surtout, ce qu’on peut admirer dans ce domaine proche de Zahlé, c’est la belle bâtisse abritant les caves, rehaussée par l’introduction dans son architecture des pierres d’une école datant de 1906. « Quand j’ai su que le bâtiment de cette école était condamné, j’ai proposé de financer sa destruction afin de récupérer les vieilles pierres et de les réutiliser dans mon domaine », raconte M. Wardy. Le domaine Wardy reçoit déjà ses propres visiteurs. Un coin pour le barbecue, des activités comme le tour du domaine à cheval, le tir à l’arc ou la pêche seront ouvertes au public dès l’année prochaine.

Héritage, un vin produit à l’ancienne

Même si son vin est jeune – la marque se trouve sur le marché depuis 1988, mais la société n’a acquis ses propres caves que depuis 1997 – Dargham Élias Touma, propriétaire, affirme apporter avec lui un savoir-faire ancestral en matière de production d’alcool et des études pour conforter son héritage. D’où le nom qu’il a choisi pour son produit. Féru de tradition, M. Touma insiste à fabriquer son vin « haut de gamme » manuellement, de la manière la plus traditionnelle. « Nous utilisons autant la méthode ancienne qui consiste à garder les cuves de fermentation ouvertes que la méthode plus moderne qui utilise les cuves fermées », explique-t-il. « La première méthode a souvent été abandonnée par les producteurs du fait de sa complexité, mais elle confère au vin une couleur particulièrement intense et un arôme plus fort. » La spécialité de la maison : un apéritif à base de vin et de noix, similaire à celui produit jadis dans les monastères croisés. Le retour aux méthodes de production traditionnelles s’est accompagné, chez M. Touma, d’un souci de conservation du patrimoine. Ses caves de Qab Élias sont situées dans l’enceinte d’un bâtiment datant de 1927 et qui servait auparavant d’école. Avec ses vieilles pierres et sa cour ouverte, ce bâtiment, auquel le propriétaire apporte constamment des améliorations, confère un charme tout particulier à l’ensemble. Dans le cadre de la route des vins, la société Vin Héritage met l’accent sur la dégustation du vin.


L'Ecotourisme au Liban

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Une Charte de l'Environnement pour le Liban depuis le 26 Novembre 2002:

La protection de l’environnement n’est pas seulement une affaire d’État, mais une question qui concerne tout le monde. Comment faire pour y contribuer, demandera-t-on naturellement ? C’est principalement à cette question que veut répondre la charte du citoyen pour l’environnement, dont une première version a été discutée hier lors d’un débat organisé à l’hôtel Marriott par les ministères de la Réforme administrative et de l’Environnement, en présence des ministres Fouad es-Saad et Michel Moussa. Cette charte est l’un des textes qui font suite à la charte du citoyen publiée il y a quelque temps par le ministère de la Réforme administrative. Elle met l’accent sur un problème crucial qui est celui de la responsabilité du citoyen dans l’amélioration de son environnement par des gestes de sa vie quotidienne, mais elle a néanmoins fait l’objet de critiques et de remarques diverses lors de la table ronde. La charte du citoyen pour l’environnement a été élaborée par une commission formée par le ministre d’État pour la Réforme administrative, Fouad es-Saad. Cette commission est formée de trois figures universitaires, Fadia Kiwan, May Jurdi et Abdo Kahi, et de Hind Gebran, qui représente le ministère de l’Environnement. Les autres chartes portent sur l’éducation, la santé, le patrimoine, l’argent public et la sécurité publique, les trois derniers projets n’ayant pas encore été achevés. Ces textes sont publiés en fascicules et diffusés. Interrogé sur le texte, M. Kahi explique que « la spécificité de cette charte, c’est qu’elle s’adresse au citoyen en tant qu’acteur dans la protection de l’environnement et non plus comme un simple spectateur ». Il poursuit : « La culture de l’environnement suppose que la citoyenneté change d’habit, et qu’elle devienne basée sur la fructification des ressources au lieu d’être fondée sur la consommation. » N’est-ce pas ambitieux ? « Le projet de l’environnement est ambitieux en lui-même, mais il faut se souvenir que nous sommes des acteurs dans notre milieu », répond-il. La charte, donc, a été conçue par ses rédacteurs de façon à indiquer au citoyen les précautions qu’il doit commencer à prendre pour enrayer un certain nombre de comportements qui peuvent s’avérer nocifs, et pour en encourager d’autres. Elle lui recommande de devenir responsable de ses comportements sans attendre les contraintes qui lui sont imposées de l’extérieur. Le texte donne des exemples précis sur des sujets comme la consommation ou l’aménagement du territoire, ainsi que des informations sur les lois existantes et sur celles qu’il faudra adopter dans l’avenir. Lors de la séance d’inauguration dirigée par Antoine Messarra, M. Moussa a rendu hommage à l’action du ministère de la Réforme administrative qui « contribue à répandre la sensibilisation écologique ». Il a mis l’accent sur la complémentarité entre le code de l’environnement, cette loi-cadre récemment adoptée au Parlement, et la charte de l’environnement « qui précise les règles éthiques, comportementales et relationnelles devant régir les liens entre le citoyen et ce qui l’entoure ». Vérités d’aujourd’hui... Considérant que les comportements destructeurs sont une cause majeure de la dégradation écologique, M. es-Saad a énuméré les orientations principales dont on a tenu compte lors de la rédaction du document : la sensibilisation accompagnée du développement des capacités d’action individuelles, l’extension des moyens de lutte pour la protection de l’environnement, le concept de la responsabilité partagée, la nécessité des études d’impact environnemental avant la réalisation de tout projet, l’adoption de programmes éducatifs et médiatiques sur le sujet. Pour sa part, Mme Kiwan a émis trois remarques dont il faut tenir compte, selon elle, pour que la charte soit fonctionnelle : d’une part, la conscience des problèmes environnementaux et le respect des lois. D’autre part, la coopération et la coordination entre les parties concernées, qu’il s’agisse des administrations étatiques entre elles ou de la relation entre l’État et la société civile. Enfin, la nécessité d’appliquer les lois, notamment en ce qui concerne la pénalisation des contrevenants, sans quoi les mentalités ne changeraient jamais. Certaines remarques et critiques ont été formulées à l’encontre du texte, ce qui était conforme à l’objectif de la rencontre. Le directeur général du ministère de l’Environnement, Berje Hatjian, a suggéré que « cette charte ne doit pas être lue comme un document statique car les vérités d’aujourd’hui seront démenties demain ». Il poursuit : « Le citoyen doit porter sur ce texte un regard critique, dans le sens positif du terme, parce qu’il est de sa responsabilité de le développer avec le temps. » Et pour ceux dont l’éveil écologique est insuffisant à la base ? « Il faut que le citoyen adopte cette charte comme un groupe de règles comportementales et qu’il veille à s’informer sur ces questions », soutient-il. Par ailleurs, un des participants a fait remarquer que le texte ressemblait plus à un projet de protection de l’environnement qu’à une véritable charte destinée au citoyen, parce que les droits de ce dernier y occupent une place trop réduite. Il faut, selon cet intervenant, insister davantage sur la définition des droits et sur les moyens de lutte pour y parvenir. Zeina el-Hajj, porte-parole de Greenpeace au Liban, a considéré que les citoyens n’ont que très peu d’occasions d’avoir accès à l’information environnementale précise et que, dans ces conditions, il était difficile de leur demander de se conformer aux règles comportementales contenues dans la charte. Enfin, Habib Maalouf, notre confrère du Safir et président du comité de l’environnement et du développement, a suggéré que soient mentionnées dans l’introduction les valeurs essentielles qui accompagnent inévitablement la lutte pour la protection de l’environnement, notamment celle qui consiste à considérer que l’homme n’est pas supposé puiser librement dans les ressources naturelles comme si elles n’existaient que pour satisfaire les besoins de son espèce.


Suzanne BAAKLINI

 

 



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Chateau Kefraya, Un terroir, une Ame, un grand vin:
emblême d'une présence libanaise en pleine croissance à l'international

Création prochaine d’un Institut de la vigne et du vin
Serge Hochar, président de l’Union vinicole du Liban (UVL), précise que la route des vins est l’un des projets de cette association, fondée il y a douze ans par les maisons Musar, Ksara et Kefraya (rejointes plus tard par les autres) pour servir l’intérêt de la profession. « Notre principal objectif était alors de faire adhérer le Liban à l’Office international du vin (OIV), ce qui a été réalisé », explique-t-il. La deuxième réalisation de l’UVL a été d’obtenir le vote d’une loi sur le vin en 2000, garantissant la qualité de production. « Il existait auparavant une loi datant de 1938 et définissant les normes de production », raconte M. Hochar. « Mais ce texte avait été annulé à notre insu, et probablement par accident, en 1983. Il était donc urgent d’avoir une nouvelle loi. » L’application de la loi, elle, est une autre affaire. « Nous sommes en train de préparer l’ensemble des mesures qui permettront de mettre ce texte en application », poursuit-il. « Pour ce faire, la législation a prévu la création d’un Institut de la vigne et du vin. Il s’agit d’un office paragouvernemental dont le statut n’a pas encore été totalement défini. C’est cet institut qui se chargera du contrôle, de l’analyse, de la dégustation, de l’appellation d’origine, etc. » La loi a également stipulé la formation, au sein du ministère de l’Agriculture, d’une commission chargée de s’occuper des affaires du vin (en attendant la création de l’institut), regroupant des responsables de l’administration, des producteurs et des experts œnologiques libanais et français. Cette commission a vu le jour en mai 2002. Pour ce qui est de la route des vins, l’idée en est née d’une tradition qui existait déjà, celle des visites guidées dans les vignobles, notamment ceux de la Békaa. « La culture libanaise est très liée à la gastronomie », souligne M. Hochar. « Il était donc très intéressant pour nous de combiner cette tradition avec un tourisme lié au vin. » Pour lui, « l’intérêt que porteront les touristes étrangers à ce projet ne fait pas de doute, surtout que la nourriture libanaise est de plus en plus connue et appréciée dans le monde ». Il insiste sur l’aspect pédagogique de la route des vins : « apprendre aux visiteurs à goûter le vin pour mieux comprendre et apprécier la culture de notre pays ».

Le 5 Juin est la journée mondiale de l'Environnement

Le Liban s'active pour promouvoir l'écotourisme

Les ministères du Tourisme et de l’Environnement doivent former en collaboration avec le Pnud et le CDR une commission conjointe qui aura pour mission de promouvoir l’écotourisme au Liban. C’est ce que le ministre du Tourisme, Ali Abdallah, et le directeur général de l’Environnement, Berge Hatjian, ont annoncé lors du festival de l’écotourisme, qui a été organisé samedi à Ramlieh (caza de Aley) à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, qui sera célébrée le 5 juin. Outre MM. Abdallah et Hatjian, qui représentait le ministre de l’Environnement, Farès Boueiz, de nombreuses personnalités ont assisté au meeting, organisé conjointement par plusieurs associations écologiques. Citons notamment le ministre de la Jeunesse et du Sport, Sebouh Hovnanian, l’ambassadeur des États-Unis, Vincent Battle, les députés de Aley, Akram Chéhayeb et Antoine Andraos, et les représentants de la délégation de l’Union européenne au Liban, Pascal Dufour, du Fonds mondial pour la préservation de la nature (WWF), Francesca Antonelli, et de la Fondation Hanns Seidel, Abir Madanate. Dans son allocution, M. Dufour a affirmé le soutien de l’UE à l’exécution de projets d’écotourisme ainsi que son appui aux ONG qui s’occupent d’écologie. Pour sa part, M. Abdallah a mis l’accent sur les avantages de l’écotourisme, « qui contribue à préserver le patrimoine naturel et culturel, à développer économiquement les sociétés locales, à freiner l’exode rural et à réaliser la décentralisation administrative ». Pour favoriser l’écotourisme au Liban, a-t-il poursuivi, les ministères du Tourisme et de l’Environnement ont formé une commission conjointe, en collaboration avec le Pnud et le CDR. Sa mission est de préparer les textes de loi régissant l’écotourisme, effectuer un recensement des régions propices à ce genre d’activités et organiser des campagnes d’information. Prenant à son tour la parole, M. Hatjian, qui a prononcé un discours au nom du ministère de l’Environnement, a indiqué que « le tourisme citadin représente plus de 95 % de l’activité touristique au Liban, ce qui se pose en obstacle devant l’écotourisme que la commission conjointe doit développer ». Il a aussi rappelé que le tourisme a drainé au Liban 1 300 millions de dollars en 1998, précisant que ce chiffre ne cesse d’augmenter depuis. Selon M. Hatjian, le tourisme représente près de 16,5 % du PIB. Après les discours de MM. Hovnanian et Chéhayeb, un centre de production du miel naturel, financé conjointement par l’UE et le WWF, a été inauguré.