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Lettre
du Liban à la Tunisie : pourquoi
Carthage est-il un lien ?
Au
Liban, on aime la Tunisie et on respecte
beaucoup son peuple et son histoire,
on voit dabord en "Carthage"
de la fierté pour chaque personne
qui chérit la civilisation antique.
Quand on dit que Carthage est phénicien,
on n'annule pas le Carthage «
tunisien » et on ne la considère
pas comme une simple colonie. On affirme
que la Tunisie était cette grande
terre qui a embrassé cette idée
phénicienne, son évolution
Pourquoi
considérons-nous Carthage comme
un miracle commun ?
1- Le génie tunisien de la terre
: les Phéniciens de l'Est ont
fondé des villes commerciales,
mais la Tunisie a transformé
le "Phénix" en une
puissance politique et militaire qui
a secoué Rome. Ceci grâce
à l'ouverture de la terre tunisienne
et aux personnes qui y ont vécu,
et qui ont fusionné avec les
nouveaux arrivants de photos pour nous
donner la plus belle civilisation.
2- Un sang et un rêve : l'histoire
est là pour réunir ce
qui sépare. Quand on parle d'"Elissa"
ou de "Hannibal", on parle
de symboles communs qui font que les
Libanais se sentent chez eux en Tunisie,
et que les Tunisiens se sentent chez
eux au Liban.
3- L'histoire des racines n'est pas
une histoire de maître : tel un
arbre dont les racines sont sur la terre
et les branches sont dans le ciel ;
Carthage dont les branches sont tunisiennes
avec excellence, mais ses branches sont
originaires des rives de Canaan. C'est
une reconnaissance de l'origine de la
civilisation, pas une diminution de
la valeur de la terre cultivée.
Et il ne faut surtout pas oublier que
la civilisation cananéenne est
indépendante et a précédé
toutes les civilisations.
Au
Liban, on aime la Tunisie parce qu'elle
a su préserver cet héritage
et parce qu'elle a promis à travers
l'histoire qu'elle est une terre d'ouverture
et de civilisation. Carthage nous réunit,
et la Tunisie sera toujours un phare
pour tous les amoureux de l'histoire.
Texte
du « Phoenician Jabal Lubnan movement
» traduit et adapté de
larabe en français.
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Chekri
Ganem, passeur entre deux mondes : les
uvres littéraires retrouvées
Par Michel Edmond
Ghanem
Il est des promesses qui prennent vingt
ans à tenir. Celle faite à
mon père, sur un lit d'hôpital
au Liban, et celle adressée à
Chekri lui-même, sur sa tombe à
Paris : lui rendre sa voix, résister
à cette « seconde mort »
qui guette tout écrivain lorsque
ses textes cessent d'être lus.
« Chekri Ganem
uvres retrouvées »
(éditions Milelli, 2024) est le
fruit de cette double fidélité.
Pendant plus de deux décennies,
il a fallu traquer des fragments dispersés
dans les fonds familiaux, les bibliothèques
nationales de Tunis, de Paris et de New
York, jusqu'aux archives diplomatiques
et à la presse ancienne. Certaines
uvres mentionnées par les
critiques ou les contemporains semblaient
avoir disparu à jamais. Retrouver
un poème, un manuscrit annoté,
une pièce oubliée, c'était
raviver une voix interrompue. Je ne suis
pas spécialiste de littérature.
Ce que je livre ici, c'est ma lecture
-les yeux à travers lesquels j'ai
redécouvert ces textes longtemps
silencieux - et la conviction qu'ils permettent
de mesurer l'ampleur d'un projet singulier
: faire dialoguer l'Orient et l'Occident
dans une langue française à
la fois classique et traversée
de résonances arabes.
Tunis, années 1890 : les
premières formes d'un Orient intérieur
La première étape de ce
parcours se situe en Tunisie, où
Chekri Ganem était fonctionnaire
auprès de l'administration beylicale.
C'est là qu'il rédige «
Sidi Bel Hassen : une légende tunisienne
», récit hagiographique consacré
à un saint soufi qui allie la simplicité
du conte populaire et la noblesse d'un
français littéraire. Chekri
Ganem y tisse dans la langue française
la respiration populaire arabe - les échos
du conte, les motifs du miracle, la patience
de la sainteté.
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Le
Quotidien de Tunisie
C'est le
dernier né des journaux tunisiens
en langue française paraissant
du mardi au dimanche.
Crée en 2001 par la famille El
Amri (edition Dar el Anwar), "Le
Quotidien" est un journal indépendant.
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Manifestattion
de soutien au Liban à Tunis au
lendemain des crimes israéliens
du 8 Avril 2026 notamment à Beyrouth
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La
Tunisie réaffirme son soutien au
Liban et sa volonté de renforcer
la coopération bilatérale
M. Mohamed Ben Ayed, Secrétaire
dÉtat auprès du Ministre
des Affaires étrangères,
de la Migration et des Tunisiens à
lÉtranger, a reçu,
le mardi 30 décembre 2025 au siège
du ministère, M. Milad Nammour,
nouvel Ambassadeur de la République
libanaise en Tunisie.
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La
maison d'édition d'essence tunisienne
Elyzad récompensée par le
prix littéraire France-Liban avec
"Les Bestioles" de l'auteure
libanaise
Hala Moughanié
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Hala
Moughanié prix France-Liban 2025
de littérature
pour son livre "Les Bestioles"
Le
jury du Prix France-Liban de l'ADELF s'est
réuni à Paris ce 2 décembre
afin de choisir son lauréat pour
l'édition 2025.
Il a salué, dans ce roman paru
aux éditions
Elyzad,
un texte haletant et ironique, cri de
douleur et de colère dun
narrateur dont la vie a basculé
le 4 août 2020 dans lexplosion
du port de Beyrouth de sinistre mémoire...En
dépit de sa noirceur, ce roman
sait faire preuve dune vitalité
certaine et dun humour ravageur,
a tenu à saluer le jury dans son
communiqué de presse.
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